Mittwoch, 19. Dezember 2018


Es gibt Fälle, wo es einen so namenlos schmerzlich berühren kann, einen Menschen ganz allein in der Welt dastehen zu sehen. So sah ich neulich ein armes Mädchen, das ganz allein zur Kirche ging, um konfirmiert zu werden.

Es gibt einen Aufmarsch von Räsonnements, welcher in seiner Endlosigkeit sich zu dem, was dabei herauskommt, geradeso verhält, wie die unübersehbare Reihe ägyptischer Könige zu der geschichtlichen Ausbeute, die man davon trägt.

Außer meinem sonstigen zahlreichen Umgangskreise habe ich noch einen intimen Vertrauten: meine Schwermut. Mitten, in meiner Freude, in meiner Arbeit, winkt er mir, ruft mich auf die Seite, auch wenn ich dem Leibe nach am selben Flecke bleibe. Meine Schwermut ist die treueste Geliebte, die ich kennen gelernt! Was Wunder, dass ich sie wieder liebe?

Freitag, 7. Dezember 2018


Wir mögen sie also im Hinblick auf die Vorschriften der Vernunft Barbaren nennen, aber nicht im Hinblick auf uns selbst, die wir sie in jeder Art von Barbarei übertreffen.
Nous les pouvons donq bien appeller barbares, eu esgard aux regles de la raison, mais non pas eu esgard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie. Leur guerre est toute noble et genereuse, et a autant d’excuse et de beauté que cette maladie humaine en peut recevoir : elle n’a autre fondement parmy eux que la seule jalousie de la vertu. Ils ne sont pas en debat de la conqueste de nouvelles terres, car ils jouyssent encore de cette uberté naturelle qui les fournit sans travail et sans peine de toutes choses necessaires, en telle abondance qu’ils n’ont que faire d’agrandir leurs limites. Ils sont encore en cet heureux point, de ne desirer qu’au tant que leurs necessitez naturelles leur ordonnent : tout ce qui est au delà, est superflu pour eux.

Untereinander nennen sich alle Brüder; jene, die jünger sind, Kinder; und die Alten sind Väter für alle übrigen.

Ils s’entr’appellent generalement, ceux de mesme aage, freres ; enfans, ceux qui sont au dessoubs ; et les vieillards sont peres à tous les autres. Ceux-cy laissent à leurs heritiers en commun cette pleine possession de biens par indivis, sans autre titre que celuy tout pur que nature donne à ses creatures, les produisant au monde. Si leurs voisins passent les montaignes pour les venir assaillir, et qu’ils emportent la victoire sur eux, l’acquest du victorieux c’est la gloire, et l’avantage d’estre demeuré maistre en valeur et en vertu : car autrement ils n’ont que faire des biens des vaincus, et s’en retournent à leur pays, où ils n’ont faute de aucune chose necessaire, ny faute encore de cette grande partie, de sçavoir heureusement jouyr de leur condition et s’en contenter.