Donnerstag, 26. September 2013


Quand on a pris le parti de ne voir que ceux qui sont capables de traiter avec vous aux termes de la morale, de la vertu, de la raison, de la vérité, en ne regardant les conventions, les vanités, les étiquettes, que comme les supports de la société civile ; quand, dis-je, on a pris ce parti (et il faut bien le prendre, sous peine d' être sot, faible ou vil), il arrive qu' on vit à peu près solitaire.
Quand un homme s' est élevé, par son caractère, au point de mériter qu' on devine quelle sera sa conduite dans toutes les occasions qui intéressent l' honnêteté, non seulement les fripons, mais les demi-honnêtes gens le décrient et l' évitent avec soin ; il y a plus, les gens honnêtes, persuadés que, par un effet de ses principes, ils le trouveront dans les rencontres où ils auront besoin de lui, se permettent de le négliger, pour s' assurer de ceux sur lesquels ils ont des doutes.

Le philosophe, se portant pour un être qui ne donne aux hommes que leur valeur véritable, il est fort simple que cette manière de juger ne plaise à personne.
Der Philosoph gibt sich für ein Wesen, das die Menschen nach ihrem wahren Wert einschätzt. Es ist klar, dass diese Art zu urteilen niemandem gefällt.

Samstag, 21. September 2013

Si l'on ne le voyait de ses yeux, pourrait-on jamais s'imaginer l'étrange disproportion que le plus ou le moins de pièces de monnaie met entre les hommes?
Ce plus ou ce moins détermine à l'épée, à la robe ou à l'Eglise: il n'y a presque point d'autre vocation.

Freitag, 20. September 2013

Il y a des misères sur la terre qui saisissent le cœur; il manque à quelques-uns jusqu'aux aliments; ils redoutent l'hiver, ils appréhendent de vivre. L'on mange ailleurs des fruits précoces; l'on force la terre et les saisons pour fournir à sa délicatesse; de simples bourgeois, seulement à cause qu'ils étaient riches, ont eu l'audace d'avaler en un seul morceau la nourriture de cent familles. Tienne qui voudra contre de si grandes extrémités: je ne veux être, si je le puis, ni malheureux ni heureux; je me jette et me réfugie dans la médiocrité.

Montag, 16. September 2013

In Arkadien geboren, wie Schiller sagt, sind wir freilich alle: d. h. wir treten in die Welt voll Ansprüche auf Glück und Genuß und hegen die törichte Hoffnung, solche durchzusetzen. In der Regel jedoch kommt bald das Schicksal, packt uns unsanft an und belehrt uns, daß nichts unser ist, sondern alles sein, indem es ein unbestrittenes Recht hat, nicht nur auf allen unsern Besitz und Erwerb und auf Weib und Kind, sondern sogar auf Arm und Bein, Auge und Ohr, ja auf die Nase mitten im Gesicht.
Jedenfalls aber kommt nach einiger Zeit die Erfahrung und bringt die Einsicht, daß Glück und Genuß eine Fata Morgana sind, welche, nur aus der Ferne sichtbar, verschwindet, wenn man herangekommen ist; daß hingegen Leiden und Schmerz Realität haben, sich selbst unmittelbar vertreten und keiner Illusion noch Erwartung bedürfen. Fruchtet nun die Lehre, so hören wir auf, nach Glück und Genuß zu jagen und sind vielmehr darauf bedacht, dem Schmerz und Leiden möglichst den Zugang zu versperren. Wir erkennen alsdann, daß das Beste, was die Welt zu bieten hat, eine schmerzlose, ruhige, erträgliche Existenz ist, und beschränken unsere Ansprüche auf diese, um sie desto sicherer durchzusetzen. Denn um nicht sehr unglücklich zu werden, ist das sicherste Mittel, daß man nicht verlange, sehr glücklich zu sein.

Dies hatte auch Goethes Jugendfreund Merck erkannt, da er schrieb: »Die garstige Prätension an Glücksäligkeit, und zwar an das Maß, das wir uns träumen, verdirbt Alles auf dieser Welt. Wer sich davon losmachen kann und nichts begehrt, als was er vor sich hat, kann sich durchschlagen.«

Donnerstag, 12. September 2013

Pulchra Laverna, da mihi fallere, da iustum sanctumque videri
Schöne Laverna, gib mir, zu betrügen, gib, dass ich gerecht und fromm erscheine  
Soll ich noch mehr sagen?

Diray-je plus?