Dienstag, 27. Dezember 2016


Vielleicht muss man die Liebe gefühlt haben, um die Freundschaft richtig zu erkennen.

Peut-être faut-il avoir senti l'amour pour bien connaître l'amitié. 

Perhaps it is necessary to have felt love in order to know friendship well.  

Sonntag, 11. Dezember 2016


C’est une passion qui se plaist en soy et qui se flatte. Combien de fois, nous estans esbranlez soubs une fauce cause, si on vient à nous presenter quelque bonne defence ou excuse, nous despitons nous contre la verité mesme et l’innocence ?

Es ist eine Leidenschaft, die sich an sich selbst gefällt und schmeichelt. Wie oft, wenn wir uns aus einer falschen Ursache ereifert haben und man uns dann eine triftige Verteidigung oder Entschuldigung vorbringt, geraten wir nicht gegen die Wahrheit und die Unschuld in Unwillen?

J’ay retenu à ce propos un merveilleux exemple de l’antiquité. Piso, personnage par tout ailleurs de notable vertu, s’estant esmeu contre un sien soldat dequoy, revenant seul du fourrage, il ne luy sçavoit rendre compte où il avoit laissé un sien compaignon, tint pour averé qu’il l’avoit tué, et le condamna soudain à la mort. Ainsi qu’il estoit au gibet, voicy arriver ce compaignon esgaré. Toute l’armée en fit grand feste, et, apres force caresses et accolades des deux compaignons, le bourreau meine l’un et l’autre en la presence de Piso, s’attendant bien toute l’assistance que ce luy seroit à luy-mesmes un grand plaisir. Mais ce fut au rebours : car, par honte et despit, son ardeur qui estoit encore en son effort, se redoubla ; et, d’une subtilité que sa passion luy fournit soudain, il en fit trois coulpables par ce qu’il en avoit trouvé un innocent, et les fist depescher tous trois : le premier soldat, par ce qu’il y avoit arrest contre luy ; le second qui s’estoit escarté, par ce qu’il estoit cause de la mort de son compaignon ; et le bourreau, pour n’avoir obey au commandement qu’on luy avoit fait.

Samstag, 3. Dezember 2016


Such as have had to do with testy and obstinate women, may have experimented into what a rage it puts them to oppose silence and coldness to their fury, and that a man disdains to nourish their anger.

Freitag, 2. Dezember 2016


Ceux qui ont à négotier avec des femmes testues, peuvent avoir essaié à quelle rage on les jette, quand on oppose à leur agitation le silence et la froideur, et qu’on desdaigne de nourrir leur courroux.

Jene, die mit eigensinnigen Frauen umzugehen haben, mögen aus Erfahrung wissen, in welche Raserei man sie bringt, wenn man ihren Ausbrüchen nur Schweigen und Kälte entgegensetzt und es verschmäht, ihrem Zorn Nahrung zu geben.

L’orateur Celius estoit merveilleusement cholere de sa nature. A un qui souppoit en sa compaignie, homme de molle et douce conversation et qui, pour ne l’esmouvoir, prenoit party d’approuver tout ce qu’il disoit et d’y consentir, luy, ne pouvant souffrir son chagrin se passer ainsi sans aliment : Nie moy donc quelque chose, de par les Dieux ! fit-il, affin que nous soyons deux. Elles de mesmes ne se courroucent qu’affin qu’on se contre-courrouce, à l’imitation des loix de l’amour.

Du plus cholere homme de France (et c’est tousjours imperfection, mais plus excusable à un homme militaire, car en cet exercice il y a certes des parties qui ne s’en peuvent passer) je dy souvent que c’est le plus patient homme que je cognoisse à brider sa cholere : elle l’agite de telle violence et fureur,

magno veluti cum flamma sonore

Virgea suggeritur costis undantis aheni,

Exultantque aestu latices ; furit intus aquaï

Fumidus atque alte spumis exuberat amnis ;

Nec jam se capit unda ; volat vapor ater ad auras,

qu’il faut qu’il se contraingne cruellement pour la moderer. Et pour moy, je ne sçache passion pour laquelle couvrir et soustenir je peusse faire un tel effort. Je ne voudrois mettre la sagesse à si haut pris. Je ne regarde pas tant ce qu’il faict que combien il luy couste à ne faire pis.

Wie wenn mit grossem Getöse ein Reisigfeuer unter dem Bauche des wogenden Kessels entfacht wird, wenn siedend das Wasser aufwallt; dampfend tobt es darin und kocht schäumend über; nicht länger lässt sich die Brandung aufhalten; und schwarz steigt der Dampf in die Lüfte.

Dienstag, 15. November 2016


Quelle horrible peine a un homme qui est sans prôneurs et sans cabale, qui n'est engagé dans aucun corps, mais qui est seul, et qui n'a que beaucoup de mérite pour toute recommandation, de se faire jour à travers l'obscurité où il se trouve, et de venir au niveau d'un fat qui est en crédit!  
How horribly difficult for a man who has no eulogist and is part of no cabal, who does not belong to any clique, but who is alone, and who only has a great deal of merit to recommend him, to break through the obscurity that he finds himself in and to reach the level of a conceited fool who has influence!

Tout persuadé que je suis que ceux que l'on choisit pour de différents emplois, chacun selon son génie et sa profession, font bien, je me hasarde de dire qu'il se peut faire qu'il y ait au monde plusieurs personnes, connues ou inconnues, que l'on n'emploie pas, qui feraient très bien; et je suis induit à ce sentiment par le merveilleux succès de certaines gens que le hasard seul a placés, et de qui jusques alors on n'avait pas attendu de fort grandes choses.
Combien d'hommes admirables, et qui avaient de très beaux génies, sont morts sans qu'on en ait parlé! Combien vivent encore dont on ne parle point, et dont on ne parlera jamais!  

As persuaded as I am that the people who are chosen for different jobs, each according to his genius and profession, do well, I dare say that there are many people in the world, known or unknown, who are not employed and who would also do very well; and I am lead to this feeling by the marvelous success of certain people whom chance alone gave positions, and from whom no one had expected very great things until then.

How many admirable men, who had very beautiful spirits, are dead and are not spoken of! How many are still living whom people never speak about and never will!

Donnerstag, 10. November 2016


Only the name of many people is worth something. When you see them up close, they are less than nothing; from far away they are imposing.

De bien des gens il n'y a que le nom qui vale quelque chose. Quand vous les voyez de fort près, c'est moins que rien; de loin ils imposent.

Donnerstag, 27. Oktober 2016


Who can, with the rarest talents and the most excellent merit, help being convinced of his uselessness, when he considers that when he dies he leaves a world that does not feel his loss, and where so many people are found to replace him?

Qui peut, avec les plus rares talents et le plus excellent mérite, n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse en mourant un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer?    

Sonntag, 16. Oktober 2016


Aus diesem allen nun folgt, daß der am besten daran ist, der nur auf sich selbst gerechnet hat und sich selber alles in allem sein kann; sogar sagt Cicero: Jeder muß ganz glücklich sein, der nur von sich abhängt und in sich sein Genügen findet. Zudem, je mehr einer an sich selber hat desto weniger können andere ihm sein. Ein gewisses Gefühl von Allgenügsamkeit ist es, welches die Leute von innerm Wert und Reichtum abhält, der Gemeinschaft mit andern die bedeutenden Opfer, welche sie verlangt, zu bringen, geschweige dieselbe, mit merklicher Selbstverleugung, zu suchen.

Das Gegenteil hiervon macht die gewöhnlichen Leute so gesellig und akkommodant: es wird ihnen nämlich leichter, andere zu ertragen, als sich selbst. Noch kommt hinzu, daß was wirklichen Wert hat in der Welt nicht geachtet wird, und was geachtet wird keinen Wert hat. Hiervon ist die Zurückgezogenheit jedes Würdigen und Ausgezeichneten der Beweis und die Folge.

Diesem allen nach wird es in dem, der etwas rechtes an sich selber hat, echte Lebensweisheit sein, wenn er, erforderlichenfalls seine Bedürfnisse einschränkt, um nur seine Freiheit zu wahren, oder zu erweitern, und demnach mit seiner Person, da sie unvermeidliche Verhältnisse zur Menschenwelt hat, so kurz wie möglich sich abfindet.

Montag, 3. Oktober 2016


Be as kind and as honest as possible, love the most perfect woman imaginable; you will be no less able to pardon her either for the lovers she had before you or the ones she has after you.   

Soyez aussi aimable, aussi honnête qu'il est possible, aimez la femme la plus parfaite qui se puisse imaginer; vous n'en serez pas moins dans le cas de lui pardonner ou votre prédécesseur, ou votre successeur.  

Man sei so liebenswürdig und ehrbar, wie man nur denken kann, liebe die vollkommenste Frau der Welt – nichtsdestoweniger muss man ihr seinen Vorgänger oder Nachfolger verzeihen.

Dienstag, 6. September 2016


Die Frauen führen mit den Männern einen Krieg, bei dem diese im Vorteil sind, weil sie die Dirnen auf ihrer Seite haben.    

Les femmes font avec les homme un guerre où ceux-ci ont un grand avantage, parce qu'ils ont les filles de leur côté.  

Women wage a war with men in which the former have a great advantage, because they have girls on their side.  

Mittwoch, 24. August 2016


It is amusing that the phrase to know a woman means to have slept with her, and this in many ancient languages, whose people had the simplest mores and the closest to nature; as if a person doesn't know a woman at all without this. If our ancestors made this discovery, they were much more advanced than we know.  

Es ist hübsch, dass in mehreren Sprachen, bei Völkern, deren Sitten sehr eindach sind und der Natur am nächsten kommen, eine Frau erkennen bei ihr schlafen heisst, als ob man sie sonst nicht kennte. Wenn die Patriarchen diese Entdeckung gemacht haben, so waren sie fortgeschrittener, als man glaubt.

     

Il est plaisant que le mot, connaître une femme, veuille dire, coucher avec une femme, et cela dans plusieurs langues anciennes, dans les mœurs les plus simples, les plus approchantes de la nature; comme si on ne connaissait point une femme sans cela. Si les patriarches avaient fait cette découverte, ils étaient plus avancés qu'on ne croit.

 

Es scheint mir, sagte Herr von *** über die Gunstbezeigungen der Frauen, umkämpft werden sie um die Wette, aber gewährt weder dem Gefühl noch dem Verdienst.

"It seems to me," said M. de … with regard to being shown favors by women, "that it truthfully is something people compete for, but that it doesn't give them either feeling or merit."   

 « Il me semble, disait M. de … à propos des faveurs des femmes, qu'à la vérité, cela se dispute au concours, mais que cela ne se donne ni au sentiment, ni au merit. »   

Montag, 1. August 2016


Un autre se vantoit à moy du reglement et douceur de ses meurs, qui est, à la verité, singuliere. Je luy disois que c’estoit bien quelque chose, notamment à ceux comme luy d’eminente qualité sur lesquels chacun a les yeux, de se presenter au monde tousjours bien temperez ; mais que le principal estoit de prouvoir au dedans et à soy-mesme, et que ce n’estoit pas, à mon gré, bien mesnager ses affaires que de se ronger interieurement : ce que je craingnois qu’il fit, pour maintenir ce masque et cette reglée apparence par le dehors.

On incorpore la cholere en la cachant ; comme Diogenes dict à Demosthenes, lequel, de peur d’estre apperceu en une taverne, se reculoit au dedans : Tant plus tu te recules arriere, tant plus tu y entres.

Je conseille qu’on donne plustost une buffe à la joue de son valet, un peu hors de saison, que de geiner sa fantasie pour representer cette sage contenance ; et aymerois mieux produire mes passions que de les couver à mes despens : elles s’alanguissent en s’esvantant et en s’exprimant ; il vaut mieux que leur poincte agisse au dehors que de la plier contre nous.

Donnerstag, 21. Juli 2016

Par fois m’advient il aussi de representer le courroussé, pour le reiglement de ma maison, sans aucune vraye emotion. A mesure que l’aage me rend les humeurs plus aigres, j’estudie à m’y opposer, et feray, si je puis, que je seray dores en advant d’autant moins chagrin et difficile que j’auray plus d’excuse et d’inclination à l’estre, quoy que par-cy devant je l’aye esté entre ceux qui le sont le moins.
Zuweilen unterläuft es mir auch, ohne jede wirkliche Erregung um der guten Ordnung meines Hauswesens willen den Erzürnten zu spielen. In dem Masse, in dem mir das Alter allmählich die Säfte versauert, bestrebe ich mich, ihm zu widerstehen, und werde dafür sorgen, wenn ich es kann, dass ich fortan um so weniger sauertöpfisch und empfindlich sei, je mehr Entschuldigung und Neigung ich habe, es zu sein, wiewohl ich schon bis dahin zu denen gehört habe, die es am wenigsten sind. 

Dienstag, 19. Juli 2016


Man gebe mir alles, was man zum Kochen benötigt, und ich würde doch Hungers sterben.

Um die Schande voll zu machen, es ist nicht keinen Monat her, seit man mich dabei ertappte, nicht zu wissen, dass man zum Brotbacken Sauerteig braucht.

Samstag, 2. Juli 2016


Horace or Despréaux said that before you. - I believe it on your word; but I have said it as mine. Am I not able to think something true after them, something that others will think again after me?

Horace ou Despréaux l'a dit avant vous. - Je le crois sur votre parole; mais je l'ai dit comme mien. Ne puis-je pas penser après eux une chose vraie, et que d'autres encore penseront après moi?

Horaz und Despréaux hat das vor dir gesagt. – Ich glaube es dir auf dein Wort, aber ich habe es auf meine Weise gesagt. Kann ich auch nicht nach ihnen etwas Wahres denken, wie es auch andere nach mir denken werden?

Es gibt, wenn ich es sagen darf, untergeordnete und subalterne Geister, die nur gemacht zu sein scheinen, um ein Sammellager, Inhaltsverzeichnis, Stapelplatz der Zeugnisse der grossen Talente zu sein: sie sind Ausschreiber, Übersetzer, Zusammenträger; sie denken nicht, sie sagen, was die andern gedacht haben.
There are, if I dare say it, inferior and subordinate spirits who seem to be made only to collect, register and store all the productions of other geniuses: they are plagiarists, translators and compilers; they do not think at all, they say what authors have thought; and since the ability to distinguish and choose between thoughts requires invention, they do so badly, with little justice, in a way that shows they rather bring many things together than excellent ones; they have nothing original that belongs to them; they only know what they have learned and have only learned what no one wants to know, an arid science, devoid of charm and utility, which is never mentioned in conversation, which is out of use, like a money that has no currency at all: one is at once amazed at what they have read and annoyed or bored by what they say and the works they write. People in power and people who are vulgar confound them with savants, and people who are wise recognize them as pedants.
Il y a des esprits, si je l'ose dire, inférieurs et subalternes, qui ne semblent faits que pour être le recueil, le registre, ou le magasin de toutes les productions des autres génies: ils sont plagiaires, traducteurs, compilateurs; ils ne pensent point, ils disent ce que les auteurs ont pensé; et comme le choix des pensées est invention, ils l'ont mauvais, peu juste, et qui les détermine plutôt à rapporter beaucoup de choses, que d'excellentes choses; ils n'ont rien d'original et qui soit à eux; ils ne savent que ce qu'ils ont appris, et ils n'apprennent que ce que tout le monde veut bien ignorer, une science aride, dénuée d'agrément et d'utilité, qui ne tombe point dans la conversation, qui est hors de commerce, semblable à une monnaie qui n'a point de cours: on est tout à la fois étonné de leur lecture et ennuyé de leur entretien ou de leurs ouvrages. Ce sont ceux que les grands et le vulgaire confondent avec les savants, et que les sages renvoient au pédantisme.   

Donnerstag, 9. Juni 2016


Man sehe das starre Entsetzen, mit welchem ein Todesurteil vernommen wird, das tiefe Grausen, mit welchem wir die Anstalten zu dessen Vollziehung erblicken, und das herzzerreißende Mitleid, welches uns bei dieser selbst ergreift. An solchen Erscheinungen wird sichtbar, dass der Wille zum Leben das Allerrealste, ja, der Kern der Realität selbst ist.

Der Galgen ist ein Ort ganz besonderer Offenbarungen und eine Warte, von welcher aus dem Menschen, der daselbst seine Besinnung behält, die Aussichten in die Ewigkeit sich oft weiter auftun und deutlicher darstellen, als den meisten Philosophen über den Paragraphen ihrer rationalen Psychologie und Theologie. Dies geht aus den uns aufbewahrten, von Verbrechern gehaltenen Galgenpredigten hervor, welche zeigen, welche große und schnelle Umwälzung des innersten Wesens in Menschen da eintritt, wo er bei vollem Bewusstsein einem gewaltsamen und gewissen Tode entgegengeht, also bei Hinrichtungen.

Freitag, 3. Juni 2016


Der Zweck unseres Daseins kann nicht, wie der Optimismus annimmt, der sein, glücklich zu sein, da sich dem unbefangenen Blick das Leben darstellt wie ganz eigentlich darauf abgesehen, dass wir uns nicht glücklich darin fühlen sollen. Der Zweck des Lebens kann auch nicht ganz allein und unmittelbar in den moralischen Tugenden, also in der Ausübung der Gerechtigkeit und Menschenliebe liegen. Vielmehr ist der Zweck des Lebens Läuterung, Wendung des Willens, Erlösung von dem sündhaften, die traurige Beschaffenheit dieser Welt herbei führenden Wollen. Zu diesem Zweck sind Leiden und Tod wie berechnet. Das Leben ist vom Leiden unzertrennlich; ein Anstrich von Absichtlichkeit ist hierin nicht zu verkennen. Das Leiden ist der Läuterungsprozess, durch welchen allein in den meisten Fällen der Mensch geheiligt, d. h. von dem Irrweg des Willens zum Leben zurückgeführt wird. In noch höherem Grade kommt dem mehr als alles Leiden gefürchteten Tode die heiligende Kraft zu. Bei dem naturgemäßen Verlauf kommt im Alter das Absterben des Leibes dem Absterben des Willens entgegen.

Setzt man also den Zweck des Daseins in die gänzliche Umkehrung unseres Wesens, so ist damit der Verlauf des Lebens, das Leiden und schließlich der Tod in Übereinstimmung. Das Leben stellt sich alsdann dar als ein Läuterungsprozess, dessen reinigende Lauge der Schmerz ist. Ist der Prozess vollbracht, so lässt er die ihm vorhergegangene Immoralität und Schlechtigkeit als Schlacke zurück.

Alles Leiden hat, indem es eine Mortifikation und Aufforderung zur Resignation ist, der Möglichkeit nach eine heilende Kraft. Hieraus ist es zu erklären, dass großes Unglück, tiefe Schmerzen schon an sich eine gewisse Ehrfurcht einflößen. Ganz ehrwürdig wird uns aber der Leidende erst dann, wann er, den Lauf seines Lebens als eine Kette von Leiden überblickend, oder einen großen und unheilbaren Schmerz betrauernd, seinen Blick vom Einzelnen zum Allgemeinen erhoben hat und sein eigenes Leiden nur als Beispiel des Ganzen betrachtet und dann das Ganze des Lebens, als wesentliches Leiden aufgefasst, ihn zur Resignation bringt.

Dienstag, 24. Mai 2016

Der immer allgemeiner werdende verkehrte Gebrauch des Wortes Frauen statt Weiber gehört zu jenem Sprachverderb, durch den die Sprache verarmt, denn Frau heißt uxor und Weib mulier; die deutsche Sprache hat, wie die lateinische, den Vorzug, für genus und species (mulier und uxor), zwei entsprechende Wörter zu haben und darf ihn nicht aufgeben. Die Weiber wollen nicht mehr Weiber heißen, aus demselben Grunde, aus welchem die Juden Israeliten und die Schneider Kleidermacher genannt werden wollen, u. s. w.; weil nämlich dem Worte beigemessen wird, was nicht ihm, sondern der Sache anhängt.

Onanie und überhaupt jede, ohne Einwirkung des naturgemäßen Reizes von außen, durch bloße Phantasie entstehende Aufreizung der Genitalien ist viel schwächender, als die wirkliche natürliche Befriedigung des Geschlechtstriebes.

Mittwoch, 11. Mai 2016


To get you to go to the house of this or that woman, people sometimes say: She is very lovely; but suppose I don't want to love her! It would be better to say: She is very loving, because there are more people who want to be loved than people who want to love.  

On vous dit quelquefois, pour vous engager à aller chez telle ou telle femme: Elle est très aimable; mais si je ne veux pas l'aimer! Il vaudrait mieux dire: Elle est très aimante, parce qu'il y a plus de gens qui veulent être aimés que de gens qui veulent aimer eux-mêmes.

Will man, dass wir eine Frau besuchen, so sagt man: Sie ist sehr liebenswürdig – aber wenn wir sie nicht lieben wollen! Man sollte besser sagen: sie ist sehr liebevoll, denn es gibt mehr Leute, die geliebt sein wollen, als solche, die selbst lieben wollen.      

Dienstag, 3. Mai 2016


If a person wants to form an idea of the vanity of women when they are young, he should compare it with what is left of it after they have passed the age of pleasing men.  

 

Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles on passé l'âge de plaire.

Man kann sich eine Vorstellung von der Eigenliebe der Frauen in der Jugend machen, wenn man sieht, wieviel davon übrig ist, wenn sie zu alt sind, um noch anziehend zu sein.

Dienstag, 12. April 2016

Nun ja, aber, wird man mir sagen, dieses Vorhaben, sich selbst zum Gegenstand seiner Beschreibung zu nehmen, wäre bei grossen und berühmten Männern zu entschuldigen, die durch ihren grossen Ruf den Wunsch erweckt hätten, sie kennenzulernen. Das ist gewiss : ich gestehe es ein ; und ich weiss wohl, dass kaum ein Flickschuster die Augen von seiner Arbeit aufhebt, um einen Menschen des gemeinen Schlages zu sehen, wogegen, wenn es die Ankunft eines grossen und namhaften Mannes in einer Stadt zu sehen gibt, alle Werkstätten und Kramläden verödet stehen. Jedem anderen als dem, der Nachahmungswürdigkeit besitzt und dessen Leben und Meinungen zum Vorbild dienen können, steht es schlecht an, sich bekannt zu machen. Caesar und Xenophon sind reich genug, ihre Erzählung auf der Grösse ihrer Werke als einem wahren und festen Grunde zu errichten und zu verankern. Im gleichen Sinne wären uns die Tagebücher des grossen Alexander und die Aufzeichnungen, die Augustus, Cato, Sulla, Brutus und andere von ihren Taten hinterlassen hatten, höchst erwünscht. Die Gestalten solcher Männer liebt man und vertieft sich in sie, selbst in Kupfer und Stein.   

VOIRE mais on me dira que ce dessein de se servir de soy pour subject à escrire, seroit excusable à des hommes rares et fameux qui, par leur reputation, auroyent donné quelque desir de leur cognoissance. Il est certain : je l’advoue ; et sçay bien que, pour voir un homme de la commune façon, à peine qu’un artisan leve les yeux de sa besongne, là où, pour voir un personnage grand et signalé arriver en une ville, les ouvroirs et les boutiques s’abandonnent. Il méssiet à tout autre de se faire cognoistre, qu’à celuy qui a dequoy se faire imiter, et duquel la vie et les opinions peuvent servir de patron. Caesar et Xenophon ont eu dequoy fonder et fermir leur narration en la grandeur de leurs faicts comme en une baze juste et solide. Ainsi sont à souhaiter les papiers journaux du grand Alexandre, les commentaires qu’Auguste, Caton, Sylla, Brutus et autres avoyent laissé de leurs gestes. De telles gens on ayme et estudie les figures, en cuyvre mesmes et en pierre.

Samstag, 2. April 2016


Secreti loquimur.

Wir reden unter uns.

Es ist für den Winkel einer Hausbibliothek und zum Zeitvertreib eines Nachbarn, eines Verwandten, eines Freundes bestimmt, dem es Freude macht, mich in diesem Abbild wieder anzutreffen und mit mir Umgang zu pflegen. Andere haben sich das Herz gefasst, von sich zu reden, weil sie in sich einen würdigen und reichen Gegenstand entdeckt haben, ich hingegen, weil ich ihn so unergiebig und dürr befunden habe, dass kein Verdacht von Eigenruhm darauf fallen kann. Ich urteile gern über die Handlungen anderer ; mit den meinen gebe ich ihrer Nichtigkeit halber wenig Stoff zur Beurteilung. Ich finde nicht so viel Gutes an mir, dass ich es nicht ohne Erröten mitteilen könnte.   

C’est pour le coin d’une librairie, et pour en amuser un voisin, un parent, un amy, qui aura plaisir à me racointer et repratiquer en cett’ image. Les autres ont pris cœur de parler d’eux pour y avoir trouvé le subject digne et riche ; moy, au rebours, pour l’avoir trouvé si sterile et si maigre qu’il n’y peut eschoir soupçon d’ostentation. Je juge volontiers des actions d’autruy ; des miennes, je donne peu à juger à cause de leur nihilité. Je ne trouve pas tant de bien en moy que je ne le puisse dire sans rougir.

Freitag, 18. März 2016


Und wenn mich kein Mensch lesen wird, habe ich deswegen meine Zeit damit verloren, dass ich so manche müssigen Stunden mit solch nützlichen und angenehmen Gedanken verbracht habe ?

Et quand personne ne me lira, ay-je perdu mon temps de m’estre entretenu tant d’heures oisifves à pensements si utiles et aggreables ?

Ich habe mein Buch nicht mehr gemacht, als mein buch mich gemacht hat, ein Buch vom Fleisch und Blut seines Verfassers, nur mit mir selbst beschäftigt, als ein Teil meines Lebens, nicht mit anderen beschäftigtund auf fremde Zwecke eingerichtet wie alle anderen Bücher. Habe ich meine Zeit damit verloren, dass ich mir so unablässig, so eingehend von mir Rechenschaft abgelegt habe ?

Je n’ay pas plus faict mon livre que mon livre m’a faict, livre consubstantiel à son autheur, d’une occupation propre, membre de ma vie ; non d’une occupation et fin tierce et estrangere comme tous autres livres. Ay-je perdu mon temps de m’estre rendu compte de moy si continuellement, si curieusement ?

Donnerstag, 3. März 2016


Combien de fois m’a cette besongne diverty de cogitations ennuyeuses ! et doivent estre contées pour ennuyeuses toutes les frivoles. Nature nous a estrenez d’une large faculté à nous entretenir à part, et nous y appelle souvent pour nous apprendre que nous nous devons en partie à la société, mais en la meilleure partie à nous. Aux fins de renger ma fantasie à resver mesme par quelque ordre et projet, et la garder de se perdre et extravaguer au vent, il n’est que de donner corps et mettre en registre tant de menues pensées qui se presentent à elle. J’escoute à mes resveries par ce que j’ay à les enroller.

Wie oft hat mich diese Beschäftigung von verdriesslichen Gedanken abgelenkt ! und zu den verdriesslichen müssen alle hohlen und leeren gerechnet werden. Die Natur hat uns mit einer grossen Fähigkeit beschenkt, uns mit uns selbst zu unterhalten, und lädt uns oft dazu ein, um uns zu lehren, dass wir uns zum Teil der Gesellschaft, zum grössern Teil uns selber schulden. Um meine Einbildung dazu anzuhalten, selbst in ihren Hirngespinsten mit einiger Ordnung und Absicht zu verfahren, und zu verhüten, dass sie sich verliere und zerflattere, gab es nur eines, all diesen Gedanken, die sich in ihr einstellen, Gestalt zu geben und sie festzuhalten. Ich gebe meinen närrischen Einfällen Gehör, weil ich sie zu Buch zu bringen habe.  

Freitag, 19. Februar 2016


Quant de fois, estant marry de quelque action que la civilité et la raison me prohiboient de reprendre à descouvert, m’en suis je icy desgorgé, non sans dessein de publique instruction ! Et si ces verges poétiques :

Zon dessus l’euil, zon sur le groin,
Zon sur le dos du Sagoin !

s’impriment encore mieux en papier qu’en la chair vifve. Quoy, si je preste un peu plus attentivement l’oreille aux livres, depuis que je guette si j’en pourray friponner quelque chose de quoy esmailler ou estayer le mien ?

Wie oft, wenn ich über einen Streich verärgert war, den offen zu verweisen mir die Höflichkeit und die Vernunft verboten, habe ich hier darüber den Kopf geleert, nicht ohne Absicht einer öffentlichen Belehrung. Und diese poetischen Rutenstreiche :

Klatsch ! Übers Auge, klatsch ! ins Gefräss, klatsch ! diesem Affen übers Gesäss !

hinterlassen noch bessere Striemen auf dem Papier als auf der Haut. Und ob ich den Büchern nicht ein wenig mehr Aufmerksamkeit schenke, seit ich darauf lauere, ob ich aus ihnen etwas ergattern könnte, um das meine auszuschmücken und auszustatten ?

Je n’ay aucunement estudié pour faire un livre ; mais j’ay aucunement estudié pour ce que je l’avoy faict, si c’est aucunement estudier que effleurer et pincer par la teste ou par les pieds tantost un autheur, tantost un autre ; nullement pour former mes opinions ; ouy pour les assister pieç’a formées, seconder et servir.

Ich habe keineswegs studiert, um ein Buch zu schreiben; aber ich habe ein wenig studiert, weil ich es schrieb, wenn es ein wenig studieren heisst, bald diesen und bald jenen Schriftsteller beim Kopfe oder bei den Füssen zu beschnuppern und zu kneifen, nicht um meine Meinungen zu bilden, sondern um den bereits gebildeten beizuspringen, nachzuhelfen und zu dienen.

Mittwoch, 3. Februar 2016


One only writes to be understood, but it's at least necessary in writing to make beautiful things understood. A person must have pure diction and use words that are proper, it's true; but it's necessary that such fitting terms explain noble, lively, solid thoughts, and reinforce a very beautiful meaning. It makes bad use of purety and clarity of speaking, to pair them with an arid, unfruitful subject, without interest, without use, without novelty. How does it help readers to understand easily and without trouble frivolous and puerile things, sometimes tasteless and common, and to be less uncertain of the thought of an author than annoyed with having read it?  If a person puts some profundity in his writing, if he affects a subtlety of expression and sometimes a too great refinement, it is only because of the good opinion that he has of his readers. 

Man schreibt nur, um verstanden zu werden; aber man soll dabei wenigstens schöne Dinge dem Verständnis zuführen. Man muss eine gute Sprache haben und reine Ausdrücke gebrauchen, kein Zweifel; aber diesen müssen auch edle, lebhafte, wertvolle Gedanken, die einen gewählten Sinn enthalten, zugrunde liegen.
L'on n'écrit que pour être entendu; mais il faut du moins en écrivant faire entendre de belles choses. L'on doit avoir une diction pure, et user de termes qui soient propres, il est vrai; mais il faut que ces termes si propres expriment des pensées nobles, vives, solides, et qui renferment un très beau sens. C'est faire de la pureté et de la clarté du discours un mauvais usage que de les faire servir à une matière aride, infructueuse, qui est sans sel, sans utilité, sans nouveauté. Que sert aux lecteurs de comprendre aisément et sans peine des choses frivoles et puériles, quelquefois fades et communes, et d'être moins incertains de la pensée d'un auteur qu'ennuyés de son ouvrage?

Mittwoch, 27. Januar 2016

The glory or merit of certain men is to write well; and that of some others is not to write at all.

Ruhm und Verdienst gewisser Menschen besteht darin, dass sie gut schreiben; gewisser anderer darin, dass sie nicht schreiben.
La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire; et de quelques autres, c'est de n'écrire point.

Donnerstag, 14. Januar 2016


Bei Büchern von Leuten, die einer Partei oder einer Clique angehören, muss man es in Kauf nehmen, dass nicht immer die Wahrheit ersichtlich ist.     Diese Werke haben das Besondere, dass sie weder die ausserordentliche Geltung, die sie eine Zeitlang geniessen, noch die völlige Vergessenheit verdienen, in die sie fallen, wenn das Feuer und der Zank verglimmen, und sie zu Almanachen aus dem vorigen Jahre werden.

A person has to wipe away this inconvenience when he reads works made by people who belong to a party or cabal, that he does not always find the truth in them. Facts are disguised, the opposing sides reasons are not reported in all their force, nor with precision; and, what requires the most patience, he has to read a great number of bitter and injurious words said by serious men, who make a personal quarrel out of the contested points of a doctrine. These works are peculiar in that they merit neither the prodigious success that they have for a certain time, nor the profound oblivion that they fall into when, the fire of the party division becoming extinguished, they become almanachs of a previous year. 

L'on a cette incommodité à essuyer dans la lecture des livres faits par des gens de parti et de cabale, que l'on n'y voit pas toujours la vérité. Les faits y sont déguisés, les raisons réciproques n'y sont point rapportées dans toute leur force, ni avec une entière exactitude; et, ce qui use la plus longue patience, il faut lire un grand nombre de termes durs et injurieux que se disent des hommes graves, qui d'un point de doctrine ou d'un fait contesté se font une querelle personnelle. Ces ouvrages ont cela de particulier qu'ils ne méritent ni le cours prodigieux qu'ils ont pendant un certain temps, ni le profond oubli où ils tombent lorsque, le feu et la division venant à s'éteindre, ils deviennent des almanachs de l'autre année.           

Dienstag, 5. Januar 2016


"Diese Angst in der Welt ist aber der einzige Beweis unserer Heterogenität. Denn fehlte uns nichts, so würden wir es nicht besser machen als die Heiden und Transcendental-Philosophen, die von Gott nichts wissen und in die liebe Natur sich wie die Narren vergaffen; kein Heimweh würde uns anwandeln. Diese impertinente Unruhe, diese heilige Hypochondrie ist vielleicht das Feuer, womit wir Opfertiere gesalzen und vor der Fäulnis des laufenden seculi bewahrt werden müssen." schreibt Johann Georg Hamann, der Königsberger Zeitgenosse und Kritiker Immanuel Kants.
Ich komme soeben aus einer Gesellschaft, deren Mittelpunkt ich war. Die Witzworte strömten von meinen Lippen. Alles bewunderte mich. Und ich, ich ging hinaus und ---------- der Gedankenstrich muß so lang sein wie die Radien der Erdbahn ------, ich ging hinaus und wollte mich erschießen.