Dienstag, 6. Mai 2008

Il y a des lieux que l'on admire: il y en a d'autres qui touchent, et où l'on aimerait à vivre. Il me semble que l'on dépend des lieux pour l'esprit, l'humeur, la passion, le goût et les sentiments.
Es gibt Orte, die man bewundert; es gibt andere, die rühren und in denen man leben möchte.Es scheint mir, dass es von den Örtlichkeiten abhängt, was Geist, Gemütsverfassung, Leidenschaft, Geschmack und Gefühle betrifft.

Dienstag, 29. April 2008

Freitag, 25. April 2008

C'est le seul livre au monde de son espece, et d'un dessein farousche et extravaguant. Il n'y a rien aussi en ceste besoigne digne d'estre remerqué que ceste bizarrerie : car à un subject si vain et si vil, le meilleur ouvrier du monde n'eust sçeu donner façon qui merite qu'on en face conte.
Es ist das einzige Buch in der Welt von seiner Art, und von einem wüsten und ausschweifenden Vorhaben eingegeben. Es ist denn auch an diesem Machwerk nichts Bemerkenswertes als diese Seltsamkeit: denn einem so eitlen und wertlosen Gegenstand hätte der beste Meister der Welt keine Form zu geben vermocht, die es eines Aufhebens wert machte. 

Sonntag, 20. April 2008

Il faudrait pouvoir unir les contraires, l' amour de la vertu avec l' indifférence pour l' opinion publique, le goût du travail avec l' indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l' indifférence pour la vie.

Freitag, 18. April 2008

Dienstag, 15. April 2008

La dévotion vient à quelques-uns, et surtout aux femmes, comme une passion, ou comme le faible d'un certain âge, ou comme un mode qu'il faut suivre. Elles comptaient autrefois une semaine par les jours de jeu, de spectacle, de concert, de mascarade, ou d'un joli sermon: elles allaient le lundi perdre leur argent chez Ismène, le mardi leur temps chez Climène, et le mercredi leur réputation chez Célimène; elles savaient dès la veille toute la joie qu'elles devaient avoir le jour d'après et le lendemain; elles jouissaient tout à la fois du plaisir présent et de celui qui ne leur pouvait manquer; elles auraient souhaité de les pouvoir rassembler tous en un seul jour: c'était alors leur unique inquiétude et tout le sujet de leurs distractions; et si elles se trouvaient quelquefois à l'Opéra, elles y regrettaient la comédie. Autres temps, autres mœurs: elles outrent l'austérité et la retraite; elles n'ouvrent plus les yeux qui leur sont donnés pour voir; elles ne mettent plus leurs sens à aucun usage; et chose incroyable! elles parlent peu; elles pensent encore et assez bien d'elles-mêmes, comme assez mal des autres; il y a chez elles une émulation de vertu et de réforme qui tient quelque chose de la jalousie; elles ne haïssent pas de primer dans ce nouveau genre de vie, comme elles faisaient dans celui qu'elles viennent de quitter par politique ou par dégoût. Elles se perdaient gaiement par la galanterie, par la bonne chère et par l'oisiveté; et elles se perdent tristement par la présomption et par l'envie.

(Sie verdarben sich zuvor fröhlich durch die Galanterie, das gute Leben und den Müssiggang; sie verderben sich nun unlustig durch Dünkel und Neid.)
Pourquoi s'en prendre aux hommes de ce que les femmes ne sont pas savantes? Par quelles lois, par quels édits, par quels rescrits leur a-t-on défendu d'ouvrir les yeux et de lire, de retenir ce qu'elles ont lu, et d'en rendre compte ou dans leur conversation ou par leurs ouvrages? Ne se sont-elles pas au contraire établies elles-mêmes dans cet usage de ne rien savoir, ou par la faiblesse de leur complexion, ou par la paresse de leur esprit ou par le soin de leur beauté, ou par une certaine légèreté qui les empêche de suivre une longue étude, ou par le talent et le génie qu'elles ont seulement pour les ouvrages de la main, ou par les distractions que donnent les détails d'un domestique, ou par un éloignement naturel des choses pénibles et sérieuses, ou par une curiosité toute différente de celle qui contente l'esprit, ou par un tout autre goût que celui d'exercer leur mémoire? Mais à quelque cause que les hommes puissent devoir cette ignorance des femmes, ils sont heureux que les femmes, qui les dominent d'ailleurs par tant d'endroits, aient sur eux cet avantage de moins.

Sonntag, 13. April 2008

Solche Motive nun sind die Spiele, mit Karten usw., welche zu besagtem Zweck erfunden worden sind. Fehlt es daran, so hilft der beschränkte Mensch sich durch klappern und trommeln, mit allem, was er in die Hand kriegt. Auch die Zigarre ist ihm ein willkommenes Surrogat der Gedanken. Daher also ist in allen Ländern, die Hauptbeschäftigung aller Gesellschaft das Kartenspiel geworden: es ist der Maßstab des Wertes derselben und der deklarierte Bankrott an allen Gedanken. Weil sie nämlich keine Gedanken auszutauschen haben, tauschen sie Karten aus und suchen einander Gulden abzunehmen. O, klägliches Geschlecht!