Freitag, 20. Juli 2012

Treten Fürsten einmal aus ihrer elenden Etikette heraus, so geschieht es niemals für einen wirklich verdienstvollen Mann, sondern eher für eine Dirne oder einen Hanswurst. Wenn Frauen sich ins Gerede bringen, so fast niemals wegen eines verdienten Mannes. Überhaupt zerbricht man selten das Joch der öffentlichen Meinung, um sich über sie zu erheben, sondern fast immer, um noch tiefer zu sinken.
Quand les princes sortent de leurs misérables étiquettes, ce n' est jamais en faveur d' un homme de mérite, mais d' une fille ou d' un bouffon. Quand les femmes s' affichent, ce n' est presque jamais pour un honnête homme, c' est pour une espèce . En tout, lorsque l' on brise le joug de l' opinion, c' est rarement pour s' élever au-dessus, mais presque toujours pour descendre au-dessous.

Sonntag, 8. Juli 2012

Nostre raison et nostre ame recevant les fantasies et opinions, qui luy nayssent en dormant, et authorizant les actions de noz songes de pareille approbation, qu'elle fait celles du jour : pourquoy ne mettons nous en doubte, si nostre penser, nostre agir, est pas un autre songer, et nostre veiller, quelque espece de dormir ?
Da unsere Vernunft und unsere Seele die Vorstellungen und Wahngebilde aufnimmt, die ihr im Schlafe aufsteigen, und die Handlungen unserer Träume mit der gleichen Gewogenheit zulässt wie jene des Tages, warum fragen wir uns nicht, ob unser Denken und unser Handeln nicht ein anderes Träumen und unser Wachen eine Art des Schlafes sei ?

Freitag, 6. Juli 2012

Quelle heureuse place que celle qui fournit dans tous les instants l'occasion à un homme de faire du bien à tant de milliers d'hommes! Quel dangereux poste que celui qui expose à tous moments un homme à nuire à un million d'hommes!
Les grands se piquent d'ouvrir une allée dans une forêt, de soutenir des terres par de longues murailles, de dorer des plafonds, de faire venir dix pouces d'eau, de meubler une orangerie; mais de rendre un cœur content, de combler une âme de joie, de prévenir d'extrêmes besoins ou d'y remédier, leur curiosité ne s'étend point jusque-là.

Samstag, 30. Juni 2012

Finalement, il n'y a aucune constante existence, ny de nostre estre, ny de celuy des objects : Et nous, et nostre jugement, et toutes choses mortelles, vont coulant et roulant sans cesse : Ainsi n il ne se peut establir rien de certain de l'un à l'autre, et le jugeant, et le jugé, estans en continuelle mutation et branle.
Am Ende gibt es überhaupt kein beständiges Sein, weder in unserem Wesen noch im Wesen der Dinge. Und wir und unser Urteil und alle sterblichen Dinge fliessen und wogen unaufhörlich dahin. So lässt sich nichts Gewisses vom einen zum andern ermitteln, und der Urteilende und das Beurteilte sind in fortwährender Wandlung und Schwankung begriffen.
A cette conclusion si religieuse, d'un homme payen, je veux joindre seulement ce mot, d'un tesmoing de mesme condition, pour la fin de ce long et ennuyeux discours, qui me fourniroit de matiere sans fin. O la vile chose, dit-il, et abjecte, que l'homme, s'il ne s'esleve au dessus de l'humanité ! Voila un bon mot, et un utile desir : mais pareillement absurde. Car de faire la poignée plus grande que le poing, la brassée plus grande que le bras, et d'esperer enjamber plus que de l'estenduë de noz jambes, cela est impossible et monstrueux : ny que l'homme se monte au dessus de soy et de l'humanité : car il ne peut voir que de ses yeux, ny saisir que de ses prises. Il s'eslevera si Dieu luy preste extraordinairement la main : Il s'eslevera abandonnant et renonçant à ses propres moyens, et se laissant hausser et souslever par les moyens purement celestes.

Samstag, 23. Juni 2012

Auch werden gar keine Gründe dagegen aufgebracht, sondern bloße Redensarten von der »Würde des Menschen«, die sich nicht auf deutliche Begriffe, sondern eben nur wieder auf obigen verderblichen Aberglauben stützen. Daß dieser der Sache zum Grunde liege hat eine fast lächerliche Bestätigung daran, daß noch vor kurzem, in manchen Ländern, beim Militär die Prügelstrafe durch die Lattenstrafe ersetzt worden war, welche doch, ganz und gar wie jene, die Verursachung eines körperlichen Schmerzes ist, nun aber nicht ehrenrührig und entwürdigend sein soll.