Freitag, 13. Januar 2012
On peut considérer l' édifice métaphysique de la société comme un édifice matériel qui serait composé de différentes niches, ou compartiments, d' une grandeur plus ou moins considérable. Les places avec leurs prérogatives, leurs droits, etc., forment ces divers compartiments, ces différentes niches. Elles sont durables, et les hommes passent. Ceux qui les occupent sont tantôt grands, tantôt petits, et aucun ou presque aucun n' est fait pour sa place. Là, c' est un géant, courbé ou accroupi dans sa niche ; là, c' est un nain sous une arcade : rarement la niche est faite pour la stature. Autour de l' édifice circule une foule d' hommes de différentes tailles. Ils attendent tous qu' il y ait une niche de vide, afin de s' y placer, quelle qu' elle soit. Chacun fait valoir ses droits, c' est-à-dire sa naissance, ou ses protections, pour y être admis. On sifflerait celui qui, pour avoir la préférence, ferait valoir la proportion qui existe entre la niche et l' homme, entre l' instrument et l' étui. Les concurrents même s' abstiennent d' objecter à leur adversaire cette disproportion.
Abonnieren
Kommentare zum Post (Atom)
Keine Kommentare:
Kommentar veröffentlichen