Je ne suis pas marry que nous remerquons
l’horreur barbaresque qu’il y a en une telle action, mais ouy bien dequoy, jugeans
bien de leurs fautes, nous soyons si aveuglez aux nostres. Je pense qu’il y a
plus de barbarie à manger un homme vivant qu’à le manger mort, à deschirer, par
tourmens et par geénes, un corps encore plein de sentiment, le faire rostir par
le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous
l’avons, non seulement leu, mais veu de fresche memoire, non entre des ennemis
anciens, mais entre des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous pretexte
de pieté et de religion), que de le rostir et manger apres qu’il est trespassé.
Montag, 8. April 2019
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