Den echtesten Ruhm, den Nachruhm, vernimmt sein Gegenstand
ja nie, und doch schätzt man ihn glücklich. Also bestand sein Glück in den
großen Eigenschaften selbst, die ihm den Ruhm erwarben, und darin, daß er
Gelegenheit fand, sie zu entwickeln, also daß ihm vergönnt wurde, zu handeln,
wie es ihm angemessen war, oder zu treiben, was er mit Lust und Liebe trieb:
denn nur die aus dieser entsprungenen Werke erlangen Nachruhm. Sein Glück
bestand also in seinem großen Herzen oder auch im Reichtum eines Geistes,
dessen Abdruck in seinen Werken die Bewunderung kommender Jahrhunderte erhält;
es bestand in den Gedanken selbst, welchen nachzudenken die Beschäftigung und
der Genuß des edelsten Geistes einer unabsehbaren Zukunft ward.
Donnerstag, 21. März 2013
Der Wert des Nachruhms liegt also im Verdienen desselben,
und dieses ist sein eigener Lohn. Ob nun die Werke, welche ihn erwarten,
unterweilen auch den Ruhm der Zeitgenossen hatten, hing von zufälligen
Umständen ab und war nicht von großer Bedeutung. Denn da die Menschen in der
Regel ohne eigenes Urteil sind und zumal hohe und schwierige Leistungen
abzuschätzen durchaus keine Fähigkeit haben; so folgen sie hier stets fremder
Autorität, und der Ruhm in hoher Gattung beruht bei neunundneunzig unter
hundert Rühmern bloß auf Treu und Glauben.
Daher kann auch der vielstimmigste Beifall der Zeitgenossen
für denkende Köpfe nur wenig Wert haben, indem sie ihm stets nur das Echo
weniger Stimmen hören, die zudem selbst nur sind wie der Tag sie gebracht hat.
Würde wohl ein Virtuose sich geschmeichelt fühlen durch das laute
Beifallsklatschen seines Publikums, wenn ihm bekannt wäre, daß es bis auf einen
oder zwei aus lauter völlig Tauben bestände, die nun, einander gegenseitig ihr
Gebrechen zu verbergen, eifrig klatschen, sobald sie die Hände jenes einen in
Bewegung sähen? – Und nun gar, wenn die Kenntnis hinzukäme, daß jene
Vorklatscher sich oft bestechen ließen, um dem elendesten Geiger den lautesten
Applaus zu verschaffen! –
Hieraus ist erklärlich, warum der Ruhm der
Zeitgenossen so selten die Metamorphose in Nachruhm erlebt; weshalb d'Alembert
in seiner überaus schönen Beschreibung des Tempels des literarischen Ruhmes
sagt: »Das Innere des Tempels ist von lauter Toten bewohnt, die während ihres
Lebens nicht darin waren, und von einigen Lebenden, welche fast alle, wenn sie
sterben, hinausgeworfen werden.« Und beiläufig sei es hier bemerkt, daß einem
bei Lebzeiten ein Monument setzen die Erklärung ablegen heißt, daß hinsichtlich
seiner der Nachwelt nicht zu trauen sei.
Sonntag, 3. März 2013
Un homme d' esprit prétendait, devant des millionnaires,
qu' on pouvait être heureux avec deux mille écus de rente. Ils soutinrent le
contraire avec aigreur, et même avec emportement. Au sortir de chez eux, il
cherchait la cause de cette aigreur de la part de gens qui avaient de l' amitié
pour lui. Il la trouva enfin. C' est que par là il leur faisait entrevoir qu'
il n' était pas dans leur dépendance. Tout homme qui a peu de besoins semble
menacer les riches d' être toujours prêt à leur échapper. Les tyrans voient par
là qu' ils perdent un esclave. On peut appliquer cette réflexion à toutes les
passions en général. L' homme qui a vaincu le penchant à l' amour montre une
indifférence toujours odieuse aux femmes ; elles cessent aussitôt de s'
intéresser à lui. C' est peut-être pour cela que personne ne s' intéresse à la
fortune d' un philosophe : il n' a pas les passions qui émeuvent la société. On
voit qu' on ne peut presque rien faire pour son bonheur, et on le laisse là.
Samstag, 2. März 2013
Montag, 11. Februar 2013
C'est déjà trop d'avoir avec le peuple une même religion et un même Dieu: quel moyen encore de s'appeler Pierre, Jean, Jacques, comme le marchand ou le laboureur? Evitons d'avoir rien de commun avec la multitude; affectons au contraire toutes les distinctions qui nous en séparent. Qu'elle s'approprie les douze apôtres, leurs disciples, les premiers martyrs (telles gens, tels patrons); qu'elle voie avec plaisir revenir, toutes les années, ce jour particulier que chacun célèbre comme sa fête. Pour nous autres grands, ayons recours aux noms profanes; faisons-nous baptiser sous ceux d'Annibal, de César et de Pompée: c'étaient de grands hommes; sous celui de Lucrèce: c'était une illustre Romaine; sous ceux de Renaud, de Roger, d'Olivier et de Tancrède: c'étaient des paladins, et le roman n'a point de héros plus merveilleux; sous ceux d'Hector, d'Achille, d'Hercule, tous demi-dieux; sous ceux même de Phébus et de Diane; et qui nous empêchera de nous faire nommer Jupiter ou Mercure, ou Vénus, ou Adonis?
Si je compare ensemble les deux conditions des hommes les plus opposées, je veux dire les grands avec le peuple, ce dernier me paraît content du nécessaire, et les autres sont inquiets et pauvres avec le superflu. Un homme du peuple ne saurait faire aucun mal; un grand ne veut faire aucun bien, et est capable de grands maux. L'un ne se forme et ne s'exerce que dans les choses qui sont utiles; l'autre y joint les pernicieuses. Là se montrent ingénument la grossièreté et la franchise; ici se cache une sève maligne et corrompue sous l'écorce de la politesse. Le peuple n'a guère d'esprit, et les grands n'ont point d'âme: celui-là a un bon fond, et n'a point de dehors; ceux-ci n'ont que des dehors et qu'une simple superficie. Faut-il opter? Je ne balance pas: je veux être peuple.
Sonntag, 10. Februar 2013
Je voy cela evidemment, que
nous ne prestons volontiers à la devotion que les offices, qui flattent noz
passions. Il n'est point d'hostilité excellente comme la Chrestienne. Nostre
zele fait merveilles, quand il va secondant nostre pente vers la haine, la
cruauté, l'ambition, l'avarice, la detraction, la rebellion. A contrepoil, vers
la bonté, la benignité, la temperance, si, comme par miracle, quelque rare complexion
ne l'y porte, il ne va ny de pied, ny d'aile. Nostre religion est faicte pour
extirper les vices : elle les couvre, les nourrit, les incite.
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